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 > La lèpre à Madagascar

Madagascar figure parmi les 12 pays les plus endémiques avec entre autres, l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, le Népal et le Mozambique. Les populations les plus isolées sont aussi plus sensibles au bacille de Hansen. Le développement, avec une hygiène et une alimentation normales, fait reculer la lèpre, comme il l’a fait disparaître d’Europe autrefois.

Il y a à Madagascar, début 2005, 4 610 malades enregistrés, 3 710 nouveaux cas détectés, la couverture en PTC étant supérieure à 90%. Le nombre de malades enregistrés, en baisse depuis 2002, est actuellement stable : 4 606 en 2004.

Toutefois, en 2012, la crise politico économique est très sévère, la paupérisation de la population est dramatique. A Madagascar, on dénombre 1’500 nouveaux cas de lèpre par an. (On ne peu dénombrer que les cas déclarés)

Malheureusement de 2013 à 2015 c’est chaque année 1’600 nouveaux cas qui sont déclarés. En 2016 c’est plus de 1’700 cas nouveaux qui sont déclarés.

Selon le ministère malgache de la Santé publique, 13 régions et 43 districts sanitaires des régions du Sud-Est, Sud-Ouest et Nord- Est de la Grande Ile sont encore affectés par la lèpre à Madagascar, le nombre de malades déclarés est en hausse permanente. L’extrême paupérisation de la population y est pour beaucoup.

En 2012, 19% des malades traités présentaient des infirmités et des invalidités, contre 11% en 2006.

Si le taux de victimes reste aussi important c’est parce que la lutte contre la lèpre n’est pas une mince affaire à Madagascar, où certaines régions enclavées sont difficilement accessibles. Des malades restent donc de fait sans la possibilité de se faire dépister et de recevoir les soins nécessaires.

> A Belfort village, les soins étaient supervisés par Dr Noro


Malheureusement en 2012 elle nous a quitté pour un monde que l’on dit meilleur.


C’est une grande perte pour l’Association Raoul Follereau et pour nos villageois.


 Merci Docteur pour tous vos  
 soins attentionnés.

Les soins quotidiens  sont prodigués
 par Modeste notre infirmier dévoué. >



Guéri, un lépreux souffre souvent d’infirmités et surtout, reste mis au ban d’une société qui le rejette. Un travail culturel, conjoint à un appui économique doit  permettre sa réinsertion, comme n’importe quel malade après guérison. C’est pourquoi Marie-Hélène KAM HYO ZSCHOCKE, pharmacienne de formation a créé le CALA.

La lutte contre la lèpre est un effort qui doit être déployé par tout le monde, et non pas seulement par le secteur de la santé. Il faut traiter précocement la lèpre pour ne pas arriver en au stade des infirmités et pour éviter la stigmatisation et la discrimination des malades de la lèpre par la population.


Après le traitement, la personne est guérie, elle ne constitue plus une source de transmission mais les séquelles sont irréversibles.


> Salle d’attente avant une visite médicale.